Contenu principal
Comparez les fournisseurs d'électricité

Comment changer de fournisseur d'électricité en pratique

Publication : - Mis à jour le

Comment changer de fournisseur d'électricité en pratique

Changer de fournisseur d'électricité est une démarche gratuite, sans engagement et sans aucune coupure : souscrire un nouveau contrat d'électricité suffit, le fournisseur choisi résiliant l'ancien à votre place. Le marché de l'énergie est ouvert à la concurrence depuis le 1er juillet 2007, et le tarif réglementé de vente reste accessible à tout moment. Comptez une vingtaine de jours entre la souscription et la bascule, sans intervention sur le compteur, sans changement de prix du kWh en cours de route et sans frais de résiliation.

Changement de fournisseur : une seule démarche, zéro coupure

  • Une seule démarche : souscrire chez le fournisseur d'électricité choisi, qui résilie l'ancien contrat auprès de votre fournisseur actuel.
  • Aucune coupure de courant : le compteur, le réseau et Enedis restent les mêmes, l'énergie livrée est identique.
  • Changement gratuit, sans frais ni engagement, y compris pour revenir au tarif réglementé de vente.
  • Documents nécessaires : une facture récente, le numéro de point de livraison, un relevé d'identité bancaire.
  • Comparer le prix du kWh et l'abonnement de chaque offre, à partir de sa consommation annuelle réelle.

Ce que recouvre vraiment le changement de fournisseur

Le fournisseur d'électricité est l'entreprise qui vous vend l'énergie et qui émet votre facture. Il n'est ni propriétaire du réseau, ni responsable du compteur, ni chargé du dépannage. Cette distinction explique pourquoi changer de fournisseur ne touche à rien de physique : vous changez d'interlocuteur commercial, pas d'installation électrique.

La distribution est assurée par Enedis sur la très grande majorité du territoire, et par des entreprises locales de distribution ailleurs. Enedis reste le même quel que soit le fournisseur choisi, y compris si vous quittez le groupe EDF pour un fournisseur alternatif. Le compteur, les câbles, le branchement et le relevé de consommation ne dépendent pas du contrat de vente. En cas de coupure de courant, c'est toujours le gestionnaire de réseau qui intervient, jamais le service commercial de votre fournisseur.

Ce qui varie, en revanche, tient en trois points : le prix du kWh d'électricité et celui de l'abonnement, les conditions contractuelles, et la qualité du service client. Ce sont les trois seuls critères qui distinguent réellement une offre d'électricité d'une autre, et ce sont eux qu'il faut comparer avant de souscrire un nouveau contrat. Un conseiller commercial mettra volontiers en avant une remise de bienvenue, qui pèse peu face à un écart durable sur le prix de l'énergie.

Ce qui ne change jamais

L'électricité livrée est strictement identique, puisqu'elle transite par le même réseau. Le compteur n'est ni remplacé, ni reprogrammé lors d'un changement de fournisseur : un compteur Linky déjà posé reste en place et continue de transmettre les index de consommation automatiquement. Le numéro de point de livraison, que l'on appelle aussi PDL, ne bouge pas non plus : il est attaché au logement, pas au contrat.

La puissance souscrite et l'option tarifaire peuvent en revanche être ajustées au moment de la souscription. Face au dilemme entre une option de base et une répartition entre heures creuses et heures pleines selon vos horaires réels, c'est le bon moment pour trancher, car le nouveau fournisseur enregistre ce choix dans la demande de mise en service. Un compteur Linky facilite ce suivi, puisque les index remontent sans relevé : vos données de consommation d'électricité sont des informations personnelles, consultables depuis votre espace client ou depuis le site du distributeur.

Les démarches, étape par étape

La procédure administrative tient en une seule action de votre part, et c'est ce qui rend le changement de fournisseur d'électricité plus simple que la plupart des démarches du secteur de l'énergie. Il n'existe aucune lettre à envoyer, aucun préavis à respecter, aucun formulaire à déposer auprès d'un service public. La loi confie au nouveau fournisseur la charge complète de la bascule.

  1. Comparer les offres d'électricité du marché en partant de votre consommation annuelle réelle, indiquée sur votre dernière facture, et non d'une estimation approximative.
  2. Souscrire un nouveau contrat en ligne, par téléphone ou dans un espace client, en fournissant votre adresse et votre numéro de point de livraison.
  3. Laisser le nouveau fournisseur agir : il demande la mise en service auprès du gestionnaire de réseau et résilie l'ancien contrat à la date convenue.
  4. Vérifier la facture de clôture de l'ancien fournisseur, établie sur l'index relevé le jour de la bascule.

Aucune de ces étapes ne suppose de contact avec votre ancien fournisseur. Beaucoup de consommateurs appellent malgré tout leur fournisseur actuel pour l'informer, ce qui est inutile et peut même créer une double résiliation. La seule situation où vous devez agir vous-même est le départ d'un logement : il s'agit alors d'une résiliation de contrat d'électricité liée à un déménagement, qui obéit à une logique différente.

Les documents nécessaires

La liste est courte, et c'est le principal argument de simplicité de cette démarche. Réunissez avant de souscrire :

  • une facture récente de votre fournisseur actuel, qui porte le numéro de point de livraison à quatorze chiffres et votre consommation annuelle ;
  • l'adresse exacte du logement concerné, avec l'étage ou le numéro d'appartement le cas échéant ;
  • un relevé de compteur si votre installation n'est pas communicante, la date du relevé faisant foi pour la facture de clôture ;
  • un moyen de paiement, généralement un relevé d'identité bancaire pour le prélèvement mensuel ;
  • la date souhaitée de mise en service, qui peut être immédiate ou calée sur un jour précis.

Ces informations à caractère personnel ne servent qu'à identifier le point de livraison et à ouvrir le compte client ; aucune donnée personnelle supplémentaire n'est exigée pour changer de contrat. Aucune pièce administrative supplémentaire, aucun justificatif de domicile spécifique et aucune attestation de l'ancien fournisseur ne sont exigés pour un changement de fournisseur simple.

Le rôle de l'ancien fournisseur

L'ancien fournisseur est informé par le gestionnaire de réseau, pas par vous. Il clôture le contrat à la date de bascule, établit une facture de clôture dans le mois qui suit et rembourse le solde éventuel si vos mensualités dépassaient votre consommation réelle. Ce remboursement est un droit : il n'a pas à être réclamé, même si un délai de quelques semaines reste fréquent.

Après la bascule, surveillez un dernier détail : la mensualisation. Si vous payiez par prélèvement automatique, vérifiez que celui-ci s'arrête après la facture de clôture. Un prélèvement qui continue au-delà se conteste auprès du service client, puis, sans réponse satisfaisante, auprès du médiateur national de l'énergie, dont la saisine est gratuite. Par exemple, un consommateur qui a quitté son fournisseur d'électricité en milieu de mois ne doit plus voir passer, le mois suivant, la mensualité de l'ancien contrat.

Un changement gratuit, sans frais ni engagement

Pour un particulier, changer de fournisseur d'électricité est gratuit, en toutes circonstances. Le code de la consommation interdit les frais de résiliation sur les contrats d'énergie des consommateurs domestiques, et cette gratuité ne dépend ni de l'ancienneté du contrat, ni du type d'offre, ni du fournisseur quitté.

Les contrats d'électricité des particuliers sont par ailleurs sans engagement de durée, ce qui n'est pas le cas de tous les services du logement. La mention « offre à prix fixe deux ans » ne signifie pas que vous êtes tenu deux ans : elle garantit le prix du kWh pendant cette période, tout en vous laissant libre de partir avant. C'est une asymétrie volontaire du marché de détail français, pensée pour que le consommateur puisse faire jouer la concurrence sans risque.

Trois frais existent néanmoins, mais aucun n'est lié au changement de fournisseur lui-même :

  • la mise en service d'un compteur inactif, facturée par le gestionnaire de réseau lors d'une emménagement dans un logement vacant ;
  • une intervention technique demandée à votre initiative, comme une modification de puissance hors des cas gratuits ;
  • les impayés du contrat précédent, qui restent dus et qu'un nouveau fournisseur ne fait pas disparaître.

Cette gratuité vaut aussi dans l'autre sens : revenir au tarif réglementé de vente ne coûte rien. Les particuliers conservent ce droit de retour sans condition, ce qui limite fortement le risque de tester une offre de marché. Le mécanisme du tarif réglementé et son mode de révision restent d'ailleurs la référence à laquelle la plupart des offres se comparent.

Combien de temps, et sans aucune coupure ?

La crainte d'une interruption de service revient dans presque toutes les questions posées sur ce sujet. Elle est infondée. Le changement de fournisseur est une opération purement contractuelle, traitée informatiquement par le gestionnaire de réseau : il n'y a aucune coupure, aucune intervention à domicile, aucune présence requise.

Rien n'est interrompu pendant la bascule : la fourniture d'électricité continue sans interruption, y compris le jour où le contrat bascule d'un fournisseur à l'autre. Le délai standard est de l'ordre de trois semaines à compter de la souscription, avec un maximum de vingt et un jours prévu par la réglementation lorsque le compteur est déjà en service. Ce délai correspond au temps de traitement de la demande et à la période de rétractation de quatorze jours applicable aux souscriptions à distance. Vous pouvez demander une mise en service plus rapide en renonçant expressément à ce délai de rétractation, sans que cela change quoi que ce soit au reste.

Lorsque le compteur est fermé, par exemple dans un nouveau logement inoccupé depuis plusieurs mois, le délai dépend d'une intervention du gestionnaire de réseau et peut s'allonger de quelques jours ouvrés. C'est le seul cas où une mise en service payante intervient, et elle est facturée par le distributeur, pas par le fournisseur choisi.

Changer après une coupure de courant

Une coupure pour impayé relève d'une autre logique. Tant que la dette n'est pas soldée auprès de l'ancien fournisseur, une nouvelle souscription ne rétablit pas automatiquement l'alimentation : le fournisseur sortant peut s'opposer à la bascule, et la dette reste exigible. La marche à suivre consiste alors à contacter le service client pour convenir d'un échéancier, puis à demander la remise en service. Les ménages en difficulté peuvent aussi s'adresser aux services sociaux du département ou mobiliser le chèque énergie, dispositif de service public destiné à alléger la facture.

Une coupure liée à un incident sur le réseau, en revanche, n'a aucun rapport avec votre contrat. Elle se signale au gestionnaire de réseau, et changer de fournisseur ne la résoudrait pas.

Comparer et choisir un nouveau fournisseur

Le vrai travail n'est pas la démarche, qui prend quelques minutes, mais le choix de la nouvelle offre. Le marché français compte plusieurs dizaines de fournisseurs actifs, du groupe EDF aux acteurs alternatifs et aux coopératives locales, avec des structures de prix très différentes. Un comparatif détaillé des fournisseurs d'électricité présents en France permet de situer chaque acteur avant d'entrer dans le détail des offres. La recherche prend une demi-heure et vaut pour plusieurs années de facture d'électricité : c'est le meilleur rapport entre le temps passé et l'économie obtenue dans tout le budget énergétique d'un logement.

Les trois familles d'offres

Toutes les offres du marché se ramènent à trois logiques de prix, qu'il faut identifier avant de comparer les montants annoncés.

Type d'offre Ce qui est garanti Risque pour le consommateur
Prix fixe Le prix du kWh hors taxes, sur une durée annoncée, souvent un à trois ans Faible à court terme, mais l'abonnement et les taxes peuvent évoluer
Offre indexée Un écart constant avec le tarif réglementé, en pourcentage Modéré : l'offre suit les révisions du tarif de vente, à la hausse comme à la baisse
Prix variable de marché Rien au-delà des conditions générales de vente Élevé : le prix suit les marchés de gros et peut varier fortement

Comparer et choisir suppose ensuite de regarder deux lignes, pas une seule : le prix du kWh et le montant de l'abonnement. Une offre attractive sur le premier peut être compensée sur le second, et l'écart réel ne se lit qu'en appliquant les deux à votre consommation annuelle. On retrouve là ce que fait le comparateur gratuit du médiateur national de l'énergie, outil public et sans publicité.

Les critères que les comparateurs affichent mal

Le prix n'est pas le seul critère de choix, et deux éléments pèsent lourd dans la satisfaction sur la durée. Le premier est la qualité du service client : délais de réponse, existence d'un numéro non surtaxé, possibilité de joindre un interlocuteur autrement que par un espace client en ligne. Le médiateur national de l'énergie publie chaque année le nombre de litiges rapporté au nombre de clients par fournisseur, information plus utile qu'un classement commercial.

Le second est le mode de facturation. Une offre au prix attractif assortie de mensualités sous-évaluées produit une régularisation désagréable en fin d'année. Vérifiez que l'échéancier proposé correspond bien à votre consommation réelle, et non à une moyenne nationale appliquée à votre logement.

Les offres d'électricité verte

Une offre verte repose sur des garanties d'origine : pour chaque quantité d'énergie consommée, le fournisseur achète un certificat attestant qu'un volume équivalent d'électricité renouvelable a été injecté sur le réseau européen. L'électricité qui arrive dans votre logement reste physiquement celle du mélange national, puisqu'un réseau ne se sépare pas en circuits distincts.

La distinction utile se situe entre les offres qui achètent seulement des garanties d'origine et celles qui achètent l'énergie verte directement auprès des producteurs français. Les secondes financent réellement la production renouvelable et sont généralement un peu plus chères. Cette double catégorie d'offres vertes existe aussi pour le gaz vert, ou biométhane, proposé par un nombre croissant de fournisseurs de gaz. Une offre d'électricité verte ne coûte donc pas mécaniquement plus cher : l'écart dépend du mode d'approvisionnement retenu, pas du label affiché.

Déménagement, nouveau logement et contrat double énergie

Le changement de fournisseur se confond souvent avec deux autres situations qui obéissent à des règles distinctes. Les distinguer évite des erreurs de calendrier.

Dans un logement où vous vivez déjà, la bascule est un simple changement de fournisseur : le compteur reste actif, l'ancien contrat est résilié à la date de mise en service du nouveau, et la continuité est totale. C'est le cas décrit dans tout le reste de cette page.

Lors d'un emménagement, la logique s'inverse : il n'y a pas de contrat à reprendre, mais une souscription à effectuer avant l'entrée dans les lieux, idéalement une quinzaine de jours à l'avance. Vous êtes alors entièrement libre du choix du fournisseur dès le premier jour, sans passer par une offre par défaut. Les modalités propres à ce cas sont détaillées dans notre page consacrée à l'ouverture d'un compteur électrique dans un nouveau logement. Déménager est d'ailleurs l'occasion la plus favorable pour changer de fournisseur d'électricité, puisque aucun contrat en cours ne vient compliquer le calendrier.

Enfin, beaucoup de fournisseurs proposent une offre double énergie associant l'électricité et le gaz naturel sur une seule facture. Le regroupement simplifie la gestion administrative et donne parfois lieu à une remise, mais il lie deux décisions qui n'ont pas la même échéance. Rien n'empêche de changer de fournisseur de gaz et de garder son contrat d'électricité, ou l'inverse : les deux marchés sont juridiquement indépendants, même lorsqu'ils sont vendus ensemble. Le réseau de gaz naturel est géré par GRDF selon la même logique qu'Enedis pour l'électricité : GRDF reste votre interlocuteur technique quel que soit le fournisseur de gaz retenu.

Changer d'offre à nouveau, ou revenir en arrière

Rien ne limite le nombre de changements. Un consommateur peut souscrire une nouvelle offre plusieurs fois dans l'année si les conditions du marché évoluent, sans frais et sans justification. En pratique, une révision tous les douze à vingt-quatre mois suffit : c'est le rythme auquel les écarts de prix entre fournisseurs deviennent significatifs.

Trois signaux méritent de déclencher une comparaison. Une offre à prix fixe qui arrive à son terme bascule généralement sur une grille moins avantageuse, sans que le fournisseur ait besoin de votre accord. Une hausse annoncée par courrier ou par message dans l'espace client en est un autre. Le troisième est un changement durable de votre consommation, après l'installation d'un chauffage électrique, d'un chauffe-eau, d'une pompe à chaleur ou d'une borne de recharge : la puissance souscrite et l'option tarifaire adaptées hier ne le sont plus. Un plan d'économies d'électricité commence souvent par là, avant tout autre geste : déplacer des usages vers les heures creuses ne rapporte que si l'offre le permet.

Le retour au tarif réglementé reste ouvert aux particuliers à tout moment, ainsi qu'aux très petites entreprises sous conditions de puissance. Il suffit de souscrire auprès du fournisseur historique de la zone, EDF dans la plupart des communes, selon exactement la même procédure que n'importe quel changement de fournisseur d'électricité. Cette porte de sortie explique pourquoi tester une offre de marché reste un risque mesuré.

Questions fréquentes sur le changement de fournisseur

Faut-il prévenir son ancien fournisseur ?

Non. Le nouveau fournisseur se charge de la résiliation dans le cadre de la souscription. Prévenir soi-même l'ancien fournisseur peut déclencher une clôture à une date différente de la bascule et créer une interruption administrative inutile.

Peut-on changer de fournisseur d'électricité en location ?

Oui, dès lors que le contrat d'électricité est à votre nom, ce qui est la règle dans un logement loué vide. Le propriétaire n'a pas à donner son accord, puisque le contrat porte sur la fourniture d'énergie et non sur le logement. Seuls les cas de charges collectives incluant l'électricité échappent à cette liberté de choix.

Le compteur est-il changé lors de la bascule ?

Non. Le compteur appartient à la collectivité et sa gestion relève du distributeur. Aucun fournisseur ne peut le remplacer à l'occasion d'un changement de contrat, et aucune intervention n'est planifiée sur l'installation électrique.

Que devient le solde de l'ancien contrat ?

Il est régularisé par la facture de clôture, établie sur l'index du jour de la bascule. Un trop-perçu vous est remboursé, un solde restant dû vous est facturé. Ce décompte est indépendant du nouveau contrat.

Combien de temps faut-il pour que la nouvelle offre s'applique ?

Comptez une vingtaine de jours dans le cas général, délai de rétractation compris. La date exacte est confirmée par le nouveau fournisseur, et c'est elle qui sert de point de départ à la facturation.

Pour aller plus loin

À découvrir également

↑